Pratiques Agiles

Des explications et des exemples de mise en œuvre des pratiques agiles.

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Prioriser avec CD3

Le Cube de jeudi portait sur Prioriser, estimer et planifier.

J'ai présenté plusieurs techniques de priorisation : HIPPO, 10/10, VRAC et CD3.

CD3, c'est le Coût du Délai Divisé par la Durée.

Le coût du délai est une approche économique : on calcule le coût de ne pas faire une feature et on fait en premier celle qui a le coût du délai le plus élevé.

Bien sûr, cela n'est pas facile. Voyons avec un exemple, celui que j'ai donné aux participants du Cube.

J'ai repris le projet Grands Sites d'Occitanie d'Al tablèu. L'objectif de la région est d'avoir 10 millions de visiteurs sur 12 sites sélectionnés.

Par quel site commencer ? Prenons en 2, la cathédrale d'Albi et les Arênes de Nîmes, et essayons CD3.

exemple pour le coût du délai

On voit sur les cartes un nombre de visiteurs prévus (on va dire que c'est par semaine, soyons optimistes) et l'effort pour les travaux estimés en taille de Tee-shirt. Sachant que L correspond à 5 semaines de travaux et M à 3, par quel site commencer ? ou faut-il commencer les 2, en divisant la force de travail ?

Pour Albi, le CD3 est 24. Pour Nîmes, il est de 33. Il faut faire Nîmes puis Albi. Au bout des 8 semaines nécessaires pour avoir les 2, on gagne 140 000 visiteurs (500 000 contre 360 000). Évidemment ce n'est pas une bonne idée de faire les 2 en parallèle, on n'a pas de visiteurs avant la 6e semaine.

La technique VRAC aurait donné le même résultat (pas de risque, ni d'apprentissage).

Cependant CD3 présente des différences d'approche intéressantes :

  • l'alignement de la réflexion sur un objectif (ici 10 M de visiteurs est la métrique qui compte),
  • l'optimisation économique qui pousse à plus étudier les hypothèses,
  • la prise en compte de la variation dans le temps en définissant des profils d'urgence.

Pour ce dernier point, imaginons qu'un spectacle d'orgue soit prévu pendant les 7e et 8e semaines à Albi et qu'il attire du monde, ce qui fait qu'on passe à 200 000 visiteurs ces 2 semaines. Le coût de ne pas avoir Albi à cette date augmente. Avec cette nouvelle hypothèse, il vaut mieux commencer par Albi, on aura gagné 20 000 visiteurs après les 8 semaines.

Les participants au Cube m'ont paru quelque peu désorientés avec CD3, peut-être aurait-il fallu y passer plus de temps. Pour moi, c'est très séduisant.

En savoir plus sur CD3.

Critères VRAC pour la priorité dans le backlog

Les critères VRAC

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Scrum n'est pas une méthode de développement de logiciel

La semaine prochaine, c'est Agile tour Toulouse. Ma session Scrum ? mon scrotum ! a été retenue par les organisateurs. Après le Pays Basque et Rennes, ce sera ma dernière représentation.

Parmi les raisons qui conduisent au scrotum, il y a la peur. Celle qui pousse les développeurs à produire de la dette technique alors qu'ils savent bien que c'est mal.

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Release, mise en production et déploiement

De l'importance du sens des mots. Découpler les activités de planification à moyen terme (release) de celles pour livrer aux utilisateurs finaux (mise en production) et de celles techniques (déploiement).

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Visions

Le Raid #4 tirait à sa fin. Luigi s’est approché de moi et m’a fait part d'une légère frustration : il pensait que nous parlerions plus de vision en ce 3e jour.

Vision ?

Cartes vision de MysteriumD'abord pris au dépourvu, j'eus un réflexe habile en lui faisant remarquer que, dans le jeu auquel il avait participé la veille au soir, le fameux Mysterium, j’avais fait part de mes nombreuses visions.
En tant que fantôme, c'est par mes visions que je communiquais avec les médiums chargés de l'enquête.

Des visions floues il faut bien le dire, presque des hallucinations.

Luigi se souvint des difficultés à interpréter mes visions. Il sourit mais il attendait que je lui parle de vision partagée du produit. Dans le cadre de l’agilité.

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Butinage plutôt qu'essaimage

abeilles.jpgDans mon livre, je parle d’essaimage, en particulier dans le chapitre 9, pour nommer la façon dont l’équipe s’organise collectivement pour faire le travail du sprint. Le terme est d’ailleurs dans le glossaire de l’édition 4.

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Jour de fin de sprint

Résultat de mon enquête sur votre jour de la semaine pour finir un sprint.

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La rétronoisette

Fruits de cupulifères Dans la famille des cupulifères, après la châtaigne, à l'honneur au Raid#1, après le gland au Raid#2, c'était le tour de la noisette pour le Raid#3 de fin juin.

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Le Lean Startup

J'ai le plaisir d'accueillir un invité qui va nous parler du Lean Startup.

C'est seulement la deuxième fois que mon blog publie un billet que je n'écris pas moi-même. Le premier était de Bruno, qui est devenu célèbre depuis.

Mon deuxième invité est Nicolas Deverge, lean startuper chez ekito, créateur de TeamMood.


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Le workflow d'une story

Dans « Extreme Programming Installed », Ron Jeffries, en 2001, définit la vie de la story avec trois phases : la carte comme moyen de l’identifier, puis une conversation et enfin une confirmation. Cela est connu comme les « 3C »[1].

En fait, l’équipe déroule deux cycles de conversation et confirmation : un premier pour obtenir une story prête, un second pour que la story soit finie, donc nous avons les « 5C » :

  1. Un jour, quelqu’un a une idée de story et la note sur une Carte (maintenant on utilise plutôt un post-it).
  2. Le Product Owner et l’équipe affinent cette story, afin qu’elle puisse être réalisée en un sprint, au cour de Conversations.
  3. L’équipe apporte sa Confirmation qu’elle est prête.
  4. L’équipe réalise la story pendant un sprint, en tenant de nouvelles Conversations avec le PO sur son acceptation.
  5. Le Product Owner apporte sa Confirmation qu’elle est finie.

Dans la vie de la story, il y a ces deux grandes phases de travail collectif basées sur des conversations : celui, bien connu, de réalisation pendant un sprint et l’autre, encore moins connu, d’affinage dans des sprints antérieurs. Entre ces deux travaux non consécutifs, la story est en attente. Elle est prête, au sens où elle peut être réalisée dans un prochain sprint.

En se basant sur ces « 5C », on peut représenter le workflow de la story :

La vie de la story On ne traite pas de la même façon une story au stade de l’idée qu’une story prête. L’affinage nécessite une identification claire des stories. Cela pousse à ranger les stories dans des dépôts correspondant à leur état. Nous les appelons des bacs, en référence au backlog.

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