Scrum et le rugby

On n'est pas en finale

Sur la liste de discussion ScrumDevelopment de YahooGroups, Tim Gallagher (un anglais, évidemment, il a le coeur à ça) revient sur l'analogie de Scrum avec le rugby.

Il évoque à travers Brian Ashton, l'entraîneur de l'équipe anglaise, le parallèle avec le rôle de ScrumMaster. Ashton répond à un journaliste qui lui demande s'il est un faiseur de miracles :

No I won't, I'm not that sort of coach, I facilitate the players, I help the players, I set a framework for the players, they're the guys that go out on the field, they're the guys that do the business, they deserve all the plaudits.

Il est sympathique[1], Ashton et il donne presque la définition du rôle de facilitateur des équipes agiles. Avec Laporte, nous avions plus le rôle du petit chef traditionnel, celui qui ne laisse pas les joueurs s'exprimer selon ce qu'ils sont, qui bride leurs qualités naturelles, qui ne donne pas confiance et ne permet pas à l'équipe de s'adapter à l'adversaire. On a vu le résultat. Et, en plus, il ne reconnait pas ses erreurs lors de la rétrospective qui a commencé.

Cela dit le match a été moche (les anglais disent ugly) pour les deux équipes. Mais les anglais jouent ugly and win, alors que quand les français jouent ugly, ils perdent, c'est la différence.

Tim Gallagher fait également un autre rapprochement entre Scrum et le rugby :

  • l'entrainement au rugby correspond au travail fait pendant un sprint,
  • la démonstration lors de la revue de du sprint correspond au vrai match sur le terrain.

L'exposition médiatique du rugby suscite de telles analogies. Surtout chez les anglais maintenant. Mais la comparaison du développement de logiciel avec le sport a ses limites.

Notes

[1] c'est plus facile quand on a gagné