Les pratiques dépendent du contexte

J'étais vendredi au SigmaM6 à Montpellier. Nous avons eu des retours d'expérience dans des domaines très différents. Les histoires différent pas seulement parce qu'Areva s'est basé sur Scrum et Igeoss sur XP, mais surtout parce que les contextes ne sont pas les mêmes.

Les 6 projets sur lesquels je serai intervenu pendant le mois de juin et qui appliquent l'agilité se déroulent dans des conditions d'environnement également très différentes. Les entreprises concernées sont dans des domaines métiers différents, possèdent une culture extrêmement variable, ont une taille qui va de la petite startup à la très grande administration, une capacité à changer variable (souvent inverse à la taille), un mode de diffusion du produit aux utilisateurs (mise en production) allant de la simple mise à disposition à des procédures lourdes (VABF, VSR....) et une logistique des bureaux jamais identique.

Pourtant toutes appliquent les méthodes agiles. Il est bien évident que les pratiques agiles mises en place ne peuvent pas être les mêmes et qu'elles doivent tenir compte du contexte. Non seulement la liste des pratiques n'est pas reproductible d'un projet à un autre mais l'ordre dans lequel elles sont introduites varie aussi.

Commentaires

1. Le lundi 23 juin 2008, 14:55 par Camille Bloch

Voila un bon résumé sur les applications de l'agilité. En effet, les différences entre Areva et Igeoss ne tient pas tant à la methode utilisé, car en définitive, Scrum et XP sont très proche, mais surtout dans la façon dont on les appliques.

On voit là la souplesse des méthodes agiles qui sont là surtout pour s'adapter au contexte et non pas l'inverse. Alors que les méthodes dites classiques n'autorisent pas (en théorie) de s'adapter autant.

Je dis bien en théorie, car dans la réalité, ca s'adapte toujours....

2. Le jeudi 26 juin 2008, 10:54 par Alexandre Boutin

Je dis souvent "Chacun doit définir sa propre agilité" car la méthode choisie n'est qu'un cadre de fonctionnement.

Par contre je dirais plutôt que c'est l'instabilité plutôt que la souplesse qui fait la force des méthodes agile. En ne définissant pas le détail de ce qui est à faire, on ne peut pas les appliquer les yeux fermés. Elles obligent les acteurs à réfléchir et à se remettre en question en permanence par rapport à leur contexte d'application. De ce fait les acteurs progressent régulièrement car tout changement est une opportunité de mieux faire.