Enchaîner les sprints, ça fatigue. Martine l'a clairement fait savoir lors de la dernière rétrospective[1] : elle veut des jours de récupération entre les sprints. Elle aime bien Scrum, elle apprécie le principe des sprints, mais elle a besoin de souffler.

C'est normal si on se réfère à l'objet de la métaphore, on ne peut pas sprinter pendant toute la durée de la course de fond que constitue une release. Ce n'est pas moi qui vais dire le contraire : même si je ne cours plus beaucoup, j'ai pas mal couru en longue distance. J'ai encore le souvenir des entrainements en fractionné : par exemple une série de 10 fois 200m avec 30 secondes de récupération entre chaque.

Parmi toutes les équipes que j'ai suivies depuis 3 ans, la plupart se contentent d'un week-end avant de repartir sur un nouveau sprint : la revue et la rétrospective se font le vendredi et le prochain sprint démarre le lundi qui suit par la réunion de planification.

D'autres consacrent un jour entre chaque sprint à des activités hors projet; une équipe a instauré un bug day intercalaire.

J'ai aussi connu des équipes qui choisissaient de s'arrêter une semaine tous les 3 ou 4 sprints.

Et puis certaines enchainent directement : fin de sprint le mardi, début du sprint suivant le mercredi matin.

A chacun son rythme.

Notes

[1] l'histoire est vraie, mais le prénom a été changé