Affinage de bac en bac

Des petits bacs plutôt qu'un gros backlog, l'idée a maintenant fait son chemin. C'est plus facile pour l'affinage.

L'idée des bacs m'est venue quand j'étais encore Product Owner d'iceScrum, il y a 3 ans. Il y avait déjà le bac à sable, puis s'est ajouté le bac à glace. Pour iceScrum, ça s'est arrêté là, mais j'ai continué à expérimenter cette façon de présenter le backlog. C'est devenu "les bacs".

L'expérimentation a été un succès. J'ai présenté "les bacs" dans la 3ème édition de mon livre Scrum. J'en ai parlé dans les conférences, par exemple à Toulouse. J'ai vu des équipes l'utiliser. D'autres ont essayé, ont trouvé ça bien. Un retour d'expérience les bacs de culture c'est kiss a été publié par un expérimentateur rock'n roll (si on considère que Kiss c'est du rock) début 2014.

L'intérêt croissant pour le management visuel et la diffusion de Kanban autour de Scrum ont contribué à pousser à mieux comprendre la vie de la story avant le sprint. Dans son livre Kanban pour l’IT, Laurent Morisseau présente dans le chapitre 28, Kanban pour le Product Owner, des colonnes de maturation du backlog qui ressemblent à mes bacs.

Pourquoi les bacs ?

C'est pour faciliter le travail d'affinage du backlog, par l'équipe. On sait qu'il est important pour que le sprint se passe bien. Il vaut mieux que les stories soient prêtes pour les embarquer dans le sprint.

Hop, on crée un bac pour mettre les stories prêtes, c'est le bac de départ. Avec ce bac bien visible, plus facile de savoir s'il y assez de stories prêtes ou s'il n'y en n'a pas trop.

Dans le reste, il y a des idées, des demandes, des feedbacks, peut-être intéressants, mais que le Product Owner n'a pas encore examinés. Hop, dans le bac à sable, inutile de perturber l'équipe avec ça.

Il en reste déjà moins. Mais et en particulier si on livre à chaque fin de release, il y a sûrement des stories qu'on va développer, oui mais pas tout de suite, ce sera dans la prochaine release. Hop dans le bac à glace, ce serait dommage que les développeurs passent du temps dessus.

Ce qui reste alors, ce sont les stories (ou epics) sur lesquelles faire le travail d'affinage. Hop on les met dans le bac d'affinage (c'est le nouveau nom du bac de culture).

Nous avons donc un bac, plus petit qu'un backlog classique, où on va travailler (affiner) et les trois autres qui correspondent en gros à des files d'attente. Avec les bacs, c'est déjà plus clair.

Nous verrons dans un prochain numéro quand se déroulent ces travaux d'affinage.