Appliquer l'auto-régulation et accepter la rétroaction

La permaculture, ce n'est pas seulement agricole. D'ailleurs "Permaculture humaine" c'est le titre du livre qui a été choisi pour le prochain klub de lecture, en avril.

Je poursuis l'examen des principes avec le regard de l'agilité. Voici le 4e des 12 principes, énoncés dans L'essence de la permaculture de David Holmgren.

Principe 4 : Appliquer l'auto-régulation et accepter la rétroaction

David Holmgren profite de ce principe pour nous expliquer un point essentiel de l'approche systémique : les boucles de rétroaction.

C'est la cybernétique qui a défini les deux types de rétroaction :

  • la rétroaction positive qui crée l'expansion.
  • la rétroaction négative qui est au cœur de la régulation.

Pour faire le lien avec Scrum, on pourrait dire que l'incrément de produit qui grossit à chaque sprint est un exemple de rétroaction positive. L'utilisation de la vélocité est un exemple de rétroaction négative : on ajuste la capacité d'un sprint en fonction de la vélocité mesurée.

Je n'avais pas compris le proverbe associé en première lecture : les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu'à la 7e génération.

Une boucle de rétroaction externe (par exemple par des personnes qui ne sont pas dans l'écosystème) met du temps à avoir de l'effet. On a donc intérêt à avoir des boucles de feedback courtes et de favoriser la rétroaction négative pour éviter des expansions incontrôlables.

Un backlog de plusieurs centaines d'éléments, comme on en voit parfois, est un exemple d'expansion néfaste.

Holmgren déclare qu'avec ce principe, les économies d'échelle et les avantages de la spécialisation s'amenuiseront. Cela s'applique aussi à l'équipe Scrum auto-organisée.