Après la châtaigne, le gland à l'honneur au Raid Agile

Fruits de cupulifères Dans la famille des cupulifères, après la châtaigne, c'est au tour du gland.

Pour le premier Raid Agile, c'était la châtaigne qui était à l'honneur. A cette occasion, nous avions créé la rétrochâtaigne, une technique de rétrospective originale.

Comme promis à la fin du billet de novembre, nous lançons la rétroglandouille, que nous allons expérimenter pendant le Raid Agile #2 qui a lieu cette semaine.

Car, autour du Mas du Canton, dans les Cévennes, où se passe le Raid, on trouve aussi plein de glands. Nous aurions pu inventer la rétrogland et y inclure le cochon, grand amateur de glands, avec sa copine la poule. Mais poule et cochon, c'est déjà pris.

Glandouiller

Ramasser les glands, cela a donné glander ou glandouiller : perdre son temps à des simulacres d’occupation, se promener sans but précis. Synonyme : branler, musarder.

Rythme soutenable

Au cours d'une journée de Raid Agile, comme au cours d'un sprint, les participants sont très occupés à des activités productives. Parfois trop. Il est alors souhaitable de leur laisser du temps pour glandouiller.

C'est le principe de rythme soutenable du Manifeste Agile. C'est ce principe que nous ciblons avec la rétroglandouille.

Inspection et adaptation

L'objectif de cette rétrospective est d'ajuster le niveau de mou (slack) dans la vie d’une équipe, pour la prochaine journée ou le prochain sprint.

Les participants sont invités à exprimer leurs idées de glandouille sur 3 plans : individuel, en petits groupes et pour toute l’équipe. A quoi ont-ils envie de glandouiller demain ou dans le prochain sprint ?

Après le Raid je vous en dirai plus sur son déroulement innovant et sur les résultats obtenus. La rétroglandouille est rétrofuturiste : au lieu de s’appuyer sur le passé pour préparer l’avenir comme dans les rétros habituelles, on se place dans un futur idéalisé de glandouille pour finir par revenir sur le passé.

Pour le Raid Agile #3 de juin, on passera à la rétronoisette.