La semaine dernière, j'ai publié sur twitter une photo de grues cendrées en migration au-dessus de la Lorraine. Elles étaient en route pour l'Espagne ou l'Afrique avec une pause probable dans les lacs du Der.

grues.JPG Photo en CC-SA-BY (merci ma sœur).

Les grues pratiquent le vol en groupe sur longue distance et se relaient régulièrement.

C'est un bel exemple d'auto-organisation disais-je dans mon tweet.

En regardant la photo, je me suis souvenu qu'il y avait des oiseaux en migration dans un slide du support de cours de la formation de la Scrum Alliance que j'avais suivie en 2005. Je l'ai retrouvé, et, en fait, c'était un dessin avec des oies sauvages :

oies.jpg

Le terme auto-organisation n'y était pas associé, le vol des oies était là pour illustrer l'approche empirique et la complexité.

Pour qualifier l'équipe Scrum, j'ai utilisé depuis les qualificatifs d'auto-organisée, et parfois d'auto-gérée (comme dans ce billet sur mai 68, où je dis aussi autonome), les 2 de façon interchangeable.

Steeve, qui relit des chapitres de la future édition 5 de mon livre, m'a fait remarquer que ce n'était pas pareil, auto-organisation étant pour lui plus adapté à une équipe Scrum communiquant avec son environnement.

Frédéric Laloux, dans Reinventing Organizations, qui sera discuté ce soir au klub de lecture d'Agile Toulouse utilise auto-gouvernance pour les entreprises opales.

Lui non plus ne confond pas avec autogestion, il explique que c'est associé à la prise de décision par consensus, jugée non efficace, alors qu'il préconise le processus d'avis (advice process).

Auto-gouvernance, autogestion ou auto-organisation, quel terme utiliser dans l'édition 5 ? Je vais probablement me fixer sur auto-organisation, qui colle mieux avec l'approche systémique que je développe.

Quant à Lilian, le mot qui lui vient à l'esprit en voyant les grues, c'est stigmergie. Il a un dossier très intéressant sur le sujet, dont cet article qui présente l'autorisation a priori et les nœuds.