Collecter et stocker l'énergie

On continue dans la permaculture et l'agilité, pour se préparer à la soirée du 21 mars.

Aujourd'hui le 2e principe de la permaculture.

Principe 2 : collecter et stocker l'énergie

C'est un principe qui, à première vue, est éloigné de l'agilité. Quand on développe avec Scrum, on ne se préoccupe pas de collecter et stocker l'énergie.

L'idée développée par David Holmgren est de collecter des énergies locales plutôt que de continuer à prélever des ressources à un niveau qui n'est plus soutenable. Il parle d'une définition inappropriée de la richesse qui nous a amené à faire de mauvais choix.

On peut rapprocher cela de la pratique des développements offshore où l'on va exploiter des personnes dont le coût est plus faible. Ces personnes sont considérées comme des ressources interchangeables. On est là aussi dans une définition inappropriée, si ce n'est de la richesse, du moins de la valeur rapportée au coût global, celui de toute la chaine.

L'agilité promeut plutôt des équipes co-localisées et stables, pour pérenniser une pratique vivante. C'est ça l'énergie primaire dans Scrum. L'idée est d'investir à long terme dans le capital naturel constitué par les gens de l'écosystème. On peut le voir aussi pour l'espace de travail, pour lequel on profite des moyens financiers en début de projet pour l'aménager.

Dans la 2e partie consacrée à ce principe, Holmgren évoque la légitimité à employer la technologie et l'informatique pour créer des produits. La permaculture n'est pas un retour au passé.

Le proverbe Faites les foins tant qu'il fait beau me fait penser à la notion de valeur qui évolue dans le temps, amenant à ce qu'on appelle le coût du délai.