Faut-il ré-estimer les stories pendant la planification de sprint ?

On arrive à la réunion de planification du sprint avec une liste de stories prêtes. Ces stories sont déjà estimées : c'est généralement une condition pour les considérer comme prêtes.

Leur estimation, faite par exemple avec un Planning Poker, date au mieux de quelques jours (lors des revues de backlog du sprint) et probablement pour certaines de beaucoup plus.

A la fin de la réunion de planification du sprint, on connaît beaucoup mieux la difficulté des stories, puisqu'on s'est mis d'accord sur les critères de réalisation et de finition, qu'on a des conditions d'acceptation et qu'on a identifié les tâches pour réaliser la story.

Faut-il ré-estimer ?

En général, non, il n’est pas utile de revoir l’estimation qui, rappelons-le, est relative.

Cependant il peut arriver pour une ou deux stories qu’on se dise que le 2 qui a été donné lors du Planning Poker devrait plutôt être un 5 ou un 8. Dans ce cas de différence manifeste entre son estimation initiale et le ressenti de l’équipe, il vaut mieux changer les points d'une story.

Commentaires

1. Le vendredi 17 mai 2013, 10:38 par Damien Metzler

Bonjour,

Je ne suis pas tout à fait d'accord sur le : en général non.

L'estimation d'une US est pour moi une estimation certes relative, mais à un instant T. A un autre instant elle n'est pas nécessairement la même car beaucoup de chose peuvent changer.

Prenons un exemple :

- la story A est estimé à 8
- la story B est estimée à 13
- la story C est estimée à 5

Sur le sprint 1 A et B sont réalisées. Au course des différents refactorings, cela a permit en plus de poser de 'l'infrastructure facilitant la mise en place de C. Cette brique d'infra n'avait pas été anticipée parce qu'apparue au cour des refactorings.

Au Sprint 2, il me semblerait normal de faire baisser l'estimation de C.

La difficulté intrinsèque de la story n'a pas changé, je ne conseille pas de ré-estimer dans ce cas là, qui s'apparente à une diminution de la dette technique. C'est pour ça que dans l'édition 3 de mon livre, je ne parle plus d'effort. L'effort a peut-être changé mais pas la difficulté de la story. La conséquence devrait être une augmentation de la vélocité.

On peut aussi trouver des cas inverses.

Oui, c'est ce qui est le plus fréquent, l'accumulation de la dette technique fait qu'une story prendra plus de temps à être développée qu'une autre story estimée pareil mais faite avant.

Je pense qu'il faut avant tout penser au pourquoi on estime et pourquoi on réestime et que tout ceci soit partagé par l'équipe. Pour moi, re-estimer une story, cela permet au PO d'être plus précis pour définir son BL de sprint.

Je ne vous suis pas sur ce point. D'abord ce n'est pas le PO qui définit le périmètre du sprint tout seul. Ensuite, je préconise un engagement de l'équipe basé sur la connaissance des stories, pas sur la vélocité. Sur le pourquoi on estime les stories, c'est pour la planification de release, pas pour celle du sprint.