Ne pas produire de déchets

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Principe 6 de la permaculture : Ne pas produire de déchets

Ce principe est illustré par le ver de terre, ce qui fait comprendre le titre comme ne pas produire de déchets à l'extérieur de l'écosystème. Les vers de terre de l'écosystème se chargent de recycler les déchets.

Le premier proverbe est : Pas de gaspillage, pas de manque.

Holmgren utilise une définition de Bill Mollison, l'autre fondateur de la permaculture : un polluant (déchet) est un produit de n'importe quelle partie d'un système qui n'est pas utilisé de manière productive par une autre partie du système.

Cela me fait penser à des fonctions d'un produit qui ne sont utilisées par les utilisateurs finaux. Une enquête montrant qu'un nombre important de fonctionnalités développées ne sont pas utilisées a longtemps circulé dans les présentations d'introduction à l'agilité, pour illustrer le gâchis avec les processus basées sur une spécification détaillée au départ. En considérant l'équipe de développement comme un système, ce qu'elle produit et qui n'est pas utilisé de manière productive par les parties prenantes constitue donc du déchet.

L'auteur évoque aussi Bill Mollison à propos de la notion de problème, bien connue aussi avec Scrum (on appelle ça un obstacle).

Pour illustrer l'idée que le problème d'un élément est la solution d'un autre élément, Bill prenait l'exemple d'un jardin dont les jeunes pousses sont attaquées par les limaces (c'est un problème courant des jardiniers) en disant : ce n'est pas qu'il y a trop de limaces, c'est qu'il manque des canards (les fameux canards coureurs indiens qu'on voit dans le film L'éveil de la permaculture).

Ce principe possède un deuxième proverbe : Un point à temps en vaut cent.

Il m'évoque l'affinage et la dette technique. L'idée est de faire un entretien régulier (sur le backlog, sur le code) plutôt que des gros travaux de restauration, qui sont très coûteux. C'est très Scrum.