Préface de Kanban pour l'IT, cinquième partie

J'ai écrit la préface de Kanban pour l'IT, le livre de Laurent Morisseau, deuxième édition.

Voici un nouvel extrait.

C'est le pénultième.


Mesures et estimations

En réponse à l’exigence de prédictibilité toujours exigée par le management, les méthodes agiles ont réussi, en quelques années, à populariser le planning poker, l'estimation en points et la vélocité.

Cependant les dérives liées aux habitudes du contrôle et du micro-management sont apparues de façon concomitante.

La mesure du temps de traversée du système kanban et son usage statistique apparaît comme une alternative aux techniques d'estimation utilisées pour prévoir de façon "agile".
Plutôt que de se baser sur des estimations de la taille ou l'effort des stories, qui viennent avec leur part d'incertitude et d'interprétation, Kanban suggère de s'appuyer sur des mesures moins discutables de temps de traversée. Cela est de nature à rassurer les parties prenantes, en particulier clients et managers.

Systèmes kanban

Cette mesure qui porte sur le temps que met le système kanban à produire de la valeur amène tôt ou tard à se poser la question de la mise à disposition de cette "valeur" à ceux à qui est elle est finalement destinée.

Ainsi les frontières du système kanban, côté sortie, sont naturellement étudiées en vue d'un élargissement à l'utilisateur final, ou bien pour mettre en place un autre système kanban, dédié au déploiement et connecté au premier.

Pour revenir à Scrum, son usage est souvent confiné à la phase de développement, ignoré avant, pendant les phases d'étude, et après, lors des phases consistant à déployer et à faire vivre la chose déployée. Ceux qui ont déjà choisi Scrum, mais restreint à la phase de développement, trouveront avec Kanban un moyen de repousser les limites d'un cycle en “Vrum”.

Ainsi, avec la création de réseaux de systèmes kanban, la méthode Kanban contribue à prendre une vue plus large, holistique, sur l'ensemble des activités de l'organisation.


à suivre…