Scrum et au-delà

10 ans après ma transition de consultant à Scrum (oui, déjà, c'est en 2005 que j'ai mis Scrum sur ma carte de visite), je m'aperçois que mes activités sont très différentes de ce qu'elles étaient au début.

Je fais toujours du Scrum, certes, mais de façon différente et cela va bien au-delà.

Par exemple, ces derniers jours :

Scrum à grande échelle

Mercredi j'animais un jeu lors de l'après-midi agile à l'IPI. Le jeu avait pour nom provisoire "Agile scaling puzzle". Le but était de faire découvrir aux participants les problèmes qui se posent quand plusieurs équipes Scrum participent au développement d'un produit et d'apporter des pistes pour organiser le Scrum à l'échelle. Des idées qui sont dans le chapitre 19 de mon livre.

J'ai eu 13 participants, ce qui a donné 3 équipes de 4 plus un super PO.

C'est un nouveau jeu que j'avais pas mal préparé, mais il s'agissait de la première expérimentation. Le feedback est positif, avec une demande d'être plus clair et plus guidé au début, alors que je laisse en partie faire pour orienter ensuite sur des pratiques reconnues de Scrum à l'échelle.

Mon approche était encore un peu mâtinée de SAFe. Mais c'est fini, la prochaine fois ce sera du LeSS et le jeu va finalement s'appeler : Astérix et la grande échelle, façon LeSS.

Évaluation d'une équipe

Je suis allé revoir une équipe Scrum que j'avais formée il y a 3 mois. J'ai d'abord assisté à leur daily scrum puis examiné attentivement leur tableau de post-it. Ensuite nous avons fait une rétrospective sur ces 3 mois.

J'ai utilisé la rétrochâtaigne, très bien pour ça. Les résultats ont ensuite été examinés ensemble pour définir les actions d'amélioration à leur Scrum.

On a fini par mon quiz Scrum, toujours sympa pour continuer la discussion de façon décontractée sur des situations de la vie quotidienne.

Release planning à plusieurs niveaux

En 2005, ma conversion à Scrum s'est accompagnée de la lecture du livre de Mike Cohn : Agile Estimating et Planning qui m'avait bien plu. Bien que la pratique Release planning ne soit pas officiellement dans le core Scrum, je l'ai enseignée et conseillée depuis le début.

Vendredi matin, j'abordais le sujet dans un contexte multi-équipes (du scaling agile quoi) et dans un état d'esprit différent. L'expérience de nombreux projets et ma récente lecture de #NoEstimates me poussent à présenter les choses différemment.

La proposition, retenue par les participants, est de faire la planification de release uniquement au niveau features, découpées en morceaux qui se finissent en une release de 3 mois et estimées avec seulement 3 tailles : S (1 point), M(3 points) et L(8 points).

Impact mapping

Je pratique l'impact mapping depuis 4 ans, à l'époque où cela s'appelait encore effect maps.

Vendredi après-midi, on a vu que cela restait un exercice difficile, en particulier pour définir le but et les impacts. Cela n'est pas évident d'identifier les bons impacts, qui ne soient pas orientés solution.

Ma recette magique pour cela est l'atelier Souvenir des impacts, qui a encore très bien fonctionné vendredi.

Management3.0

Lundi soir, c'était Klub sur Management 3.0 #Workout de Jurgen Appelo. Mgt3.0, un sujet typiquement au-delà de Scrum qui prend une part de plus en plus importante dans mes activités de conseil.

Le club de lecture, une bonne idée comme moyen pour partager : Management3.0 au Klub.

Commentaires

1. Le lundi 09 février 2015, 09:58 par David

Bonjour Claude,

Merci pour ce billet. Une simple question (et peut être déjà évoqué sur ce blog), pourquoi utiliser le framework LeSS plutôt que SaFE ?

Parce que LeSS évite l'inflation de rôles et artefacts, parce que ça part vraiment de Scrum et que ça reste du Scrum, parce que ça reste simple, parce que SAFe est inapplicable…