Un pomodoro, des pomodori

Le retour des tomates, au cœur de l'hiver.

En janvier, j'ai essayé Getting Things Done. Les Mêlées a raconté son expérience et il en est content. J'ai lu le livre de David Allen. J'ai tenté de l'appliquer. Comme je ne suis pas très papier, je n'ai pas pris l'option dossiers avec des chemises. J'ai essayé GTD inbox, un module complémentaire de Gmail. Au bout d'une semaine, le constat était plutôt mitigé. Trop compliqué, ça ne me convainc pas.

C'est alors que je suis tombé sur le livre de Staffan Nöteberg, the Pomodoro technique.

TomatesLe pomodoro est une technique dont j'avais parlé en 2006, dans le billet la pause. Elle a été inventée par un italien, Francesco Cirillo (doù les tomates), et a été présentée dans des conférences XP, il y a quelques années. Le livre de Staffan Nöteberg est très original, avec un peu de texte et de belles illustrations. La technique du Pomodoro est présentée de façon vraiment convaincante.

Alors j'ai arrêté aussitôt le GTD et je suis passé au Pomodoro, plus adapté à ma culture, pour gérer mes tâches, les tâches personnelles aussi bien que les professionnelles.
Le principe est de se concentrer pendant 25 minutes sur une tâche. Pour cela, il suffit d'un minuteur. Mais le Pomodoro c'est plus que ce timeboxing et ça se rapproche des pratiques agiles de gestion de projet.

Alors, comme je suis très outil, j'utilise le Pomodoro avec IceScrum. Un pomodoro de 25 minutes, c'est une unité de temps à un point. Par exemple, une tâche comme écrire un billet sur mon blog. Un sprint dure un jour pendant lequel on fait plusieurs pomodori, entrecoupés par des pauses. Le backlog de produit correspond à la liste des activités à faire. Elles sont estimées en nombre de pomodori nécessaires pour les accomplir. Les activités sont regroupées en projets ou domaines, par exemple blog, icescrum ou jardin. J'utilise pour cela les features dans IceScrum. Tous les matins je lance mon sprint quotidien en définissant la liste des tâches de la journée, après avoir fait le bilan (la rétrospective) de la journée précédente.

Je vais d'abord tester le Pomodoro pour moi tout seul, avant d'envisager une diffusion plus large de cette pratique.

Le groupe du jour, c'est les Tindersticks. Les Tindersticks, c'est le genre de musique qu'on peut écouter tout en travaillant, comme Staffan l'a fait pour l'écriture de son livre.

Commentaires

1. Le mercredi 18 février 2009, 10:07 par labate

Une petite correction...

Il ne s'agit pas de podomoro mais bien de pomodoro.

Salutations.

Oups ! Merci pour la correction de ma dyslexie. J'ai tout rectifié.
2. Le mercredi 18 février 2009, 10:50 par Eric

J'ai assisté à la présentation de Staffan sur Pomodoro à Agile 2008. Ca m'a convaincu de l'intérêt de Pomodoro (et pas de podomoro ;-) ). Ses slides basés sur des dessins à la main sont originaux et rafraîchissants.
Pour voir ses slides de l'année dernière et des photos de la présentation, j'ai un post correspondant sur mon blog.

Merci Eric, j'avais zappé ton post. J'ai regardé les photos. Mais pourquoi utilise t-il des peluches et change t-il de couvre-chef pendant sa présentation ?
3. Le mercredi 18 février 2009, 11:29 par Luc

Bonjour Claude,
Après 2 mois d'utilisation de GTD, je suis toujours satisfait!
Pour rebondir sur la question du papier:
- Je ne suis pas papier non plus mais nous avons tous des documents à conserver ... et à retrouver; comment gérez-vous ces documents? Arrivez-vous à retrouver tout document en moins de 2 minutes?
- Pour ce qui est de l'outil, les listes GTD sont aussi un backlog qui permet de ne rien oublier. Ensuite, que les listes soient électroniques ou en papier, c'est une question de goût. En ce qui me concerne, mon agenda papier est le seul outil qui est TOUJOURS avec moi et que je peux accéder en toute circonstance pour soit y inscrire quelque chose ou une idée, soit y sélectionner quelque chose à faire.

Je comprends que le démarrage est difficile car il faut acquérir de nouvelles pratiques.
GTD s'arrête au déclenchement d'une activité alors la timebox de 25 minutes me paraît un bon complément, ensuite, si l'activité n'est pas terminée, la prochaine action (tâche) est inscrite dans une liste.
Pour ce qui est des analogies, je dirais que GTD est un système de Pull où on décide le plus tard possible de chaque tâche à faire à la différence d’un mini-sprint planifié dès le matin. Ceci permet, je pense de faire plus facilement face aux aléas quotidien.
Tenez nous au courant des résultats apportés par la méthode pomodoro.
Cordialement,
Luc Jeanniard

4. Le mercredi 18 février 2009, 16:32 par ManU

Nous avons essayé la technique du Pomodoro dans notre équipe mais nous aboandonné. Trop stressant.

Par contre, on continue à utiliser des minuteurs pour time-boxer toute réunion: stand-up, planning, retro, revue et démo.

5. Le jeudi 19 février 2009, 09:20 par JM.D

Le mieux est de faire appel à la mnémotechnique : la tomate, lorsqu'elle a été importée en Europe depuis l'Amérique du sud, était de couleur jaune, d'où son nom de "pomme d'or" (en italien : pomo d'oro). Ca va mieux comme ça ?
L'article de wikipedia le mentionne un peu : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomate

Les tomates jaunes je connais : je fais pousser des tomates dans mon jardin et je mets toujours une variété jaune qui est d'ailleurs très bonne.
6. Le jeudi 24 septembre 2009, 13:20 par Lume

Plusieurs mois de GTD derrière moi avec un outils en ligne, gratuit et rudement sympathique Remember the milk. Depuis que j'ai adopté cette méthode je respecte mes engagements, ma documentation personnelle et professionnelle est utilisable et je fais enfin certaines chose que j'avais toujours repoussé. Avoir l'impression d'être en permanence débordé ou de repousser sans cesse certains engagements (entre soi ou envers les autres) voila deux symptômes forts qui devraient vous inciter à vous intéresser à cette méthode. Il y a d'autres méthodes mais celle la m'a séduit par sa simplicité et son pragmatisme.