Une journée de Product Owner

Dans l'édition 4 de mon livre, j'ai ajouté des descriptifs d'une journée typique d'un ScrumMaster et d'un Product Owner.

Après Nicolas, le ScrumMaster chez Peetic, c'est le tour de Céline, la productoneuse.

Voici l'extrait tiré du chapitre 4 Le rôle du Product Owner[1] . J'y ai ajouté, pour ce billet, des notes qui renvoient aux pratiques évoquées.


Céline tient le rôle de Product Owner de l’équipe Peetic.

Collaborer avec l’équipe

En tant que PO, Céline n’est pas simplement le représentant des clients et des utilisateurs dans l’équipe. Elle est aussi membre de l’équipe et participe activement aux travaux pendant un sprint[2].

La présence physique du PO avec l’équipe a un impact sur son rôle :

  • La situation idéale est un PO installé avec l’équipe, dans le même espace de travail. Cependant, il suffit qu’il soit assez proche pour que l’équipe puisse aller le voir et lui demander des précisions, et dans l’autre sens, pour qu’il puisse rencontrer facilement l’équipe.
  • Si le PO est à distance et ne voit pas physiquement l’équipe, la mise en œuvre du rôle sera plus délicate, mais il existe des solutions pour pallier son manque de présence physique.

En collaborant avec l’équipe, Céline apprend à écouter ce qu’ont à dire les développeurs. Elle comprend mieux leurs préoccupations de délai et de qualité[3]. Ainsi, elle sera moins encline à leur imposer une pression négative en les poussant à livrer toujours plus de fonctionnalités[4].

S’impliquer dans l’acceptation du fini

Comme il est moteur pour établir ce que doit faire le produit, il est logique que le PO fournisse aussi les conditions qui permettront de s’assurer que ce qu’il demande est bien terminé.

Lors des séances d’affinage[5], Céline a formulé à l’équipe le comportement qu’elle attend d’une fonctionnalité. Ensemble, ils ont identifié une condition d’acceptation. C’est en vérifiant que cette condition est satisfaite qu’elle s’assure de sa bonne fin.

Utiliser le produit

Céline aime son produit. Elle l’utilise tous les jours, ce qui l’incite à en faire un bon produit. Cela lui permet de discerner la valeur ajoutée par les fonctions dans le backlog.

Bien connaître son produit lui donnera une position respectée par tous et facilitera ses prises de décision.

C’est aussi dans sa mission de faire des démonstrations à l’extérieur et de présenter le produit aux utilisateurs. Elle en profite pour valider les hypothèses sur les nouveautés qu’elle envisage d’inclure dans le produit.

Impliquer les parties prenantes

Céline est imputable du résultat auprès des parties prenantes : pour bien exercer son rôle, elle doit communiquer avec elles.

Cela concerne non seulement les utilisateurs du produit final, mais aussi les clients comme les vétérinaires, et Gilles et Mona, bien sûr. Elle les invite à la revue[6] de chaque fin de sprint. Elle doit les inciter fermement, car la revue est un moment d’inspection collectif de l’état du produit.

Notes

[1] dans le livre, je n'écris pas productoneur. J'aurais peut-être dû. J'avais vraiment essayé productoneur et cela est repris dans un livre qui va sortir !

[2] et elle vient à la mêlée quotidienne, ce qui est recommandé pour le PO chaque fois que c'est possible, voir le chapitre 10. Elle participe également à la rétrospective, chapitre 12

[3] et elle en tient compte pour la planification du sprint, chapitre 8 et pour la planification de release, chapitre 16

[4] ce qui a tendance à provoquer de la dette technique

[5] l'affinage du backlog fait l'objet du chapitre 7

[6] la revue de sprint fait l'objet du chapitre 11