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Manifeste agile radical

Manifeste agile radical

Proposition pour étendre le manifeste agile en affirmant l'auto-organisation, la valeur sociale, l'impact sur le vivant et le changement désiré

Cet article reprend des textes publiés sur le site agileradical.org Ils ont été remaniés et packagés en un seul article, pour une meilleure accessibilité.

L'agilité, un outil convivial

L'agilité, un outil convivial

L'outil convivial est celui qui me laisse la plus grande latitude et le plus grand pouvoir de modifier le monde au gré de mon intention - Illich

Quand on est allé à des conférences agiles ou qu’on a participé à un Agile Games France — le Graal — je pense qu’on associe sans problème l’adjectif convivial à l’agilité.

Même en restant avec son équipe, la pratique de la célébration à la fin d’un sprint donne une touche conviviale.

Peut-on encore être lent dans une équipe agile ?

Peut-on encore être lent dans une équipe agile ?

La recherche effrénée de la vitesse nous pousse à faire de l'agile, tandis que consentir à de la lenteur nous incite à être agile

Pour le klub de lecture de discussion de jeudi dernier, nous avions choisi de disserter à partir de l’émission passée le 9 juillet dans le débat de midi sur France Inter :

Peut-on encore être lent ?

Notre débat à nous — sur le Discord d’Agile Toulouse — fut bien intéressant et je le poursuis ici en le focalisant sur l’opposition — ressentie au premier abord — entre la lenteur et l’agilité.

La tendresse des agilistes

La tendresse des agilistes

On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien Mais vivre sans tendresse, non non non il n'en est pas question

Avec la communauté des agilistes, j’ai eu quelques moments de gloire, mais surtout de longues bouffées de tendresse. Encore maintenant.
Enchanté à Uchentein

Enchanté à Uchentein

La montagne ça vous gagne

Mardi, j’étais en randonnée avec Patrice dans la vallée du Biros, au-dessus d’Uchentein.

Patrice, c’est le dessinateur des mes livres Scrum. Car si mon dernier livre —L’art de devenir une équipe agile— est un livre illustré (par Étienne Appert), mes livres Scrum contiennent aussi des petits dessins, depuis la première édition en 2010.

Dans un rayon d'un kilomètre

Dans un rayon d'un kilomètre

Nous sommes dans un monde incertain et ambigu.

Préambule : j’ai beau actuellement me sentir moins libre, avoir dû reporter formations et voyages à des moments plus propices, je suis confiné dans de bonnes conditions et je soutiens celles et ceux qui souffrent. Au cours de mes causettes agiles, quelques personnes me connaissant bien m’ont demandé si le canal du Midi ne me manquait pas trop. Ma réponse a évolué en même temps que le confinement s’est durci.
L'équipe agile : tapis volant, hétérotopie et confinement

L'équipe agile : tapis volant, hétérotopie et confinement

Le confinement, une occasion pour chacun·e de réaffirmer librement son attachement au groupe ?

Comment ce dessin de l’équipe sur un tapis volant s’est-il retrouvé dans L’art de devenir une équipe agile ?

En quoi l’hétérotopie aide à devenir agile ?

Est-ce que le confinement constitue une hétérotopie ?

Acronymes comme moyens mnémotechniques

Acronymes comme moyens mnémotechniques

SCRUM n'est pas un acronyme

Dans mes livres, je me suis amusé à créer des acronymes expressifs afin de faciliter la mémorisation d’attributs liés à des concepts de l’agilité. C’est un exercice que j’ai pratiqué pour L’art de devenir une équipe agile, dans lequel ça se voit dans le titre de plusieurs pages. Cela a plu à Christophe Addinquy qui dit dans sa note de lecture : Claude Aubry aura été très créatif en acronymes tout au long du livre et ils sont très bons.
Finalement, pourquoi l'agilité ?

Finalement, pourquoi l'agilité ?

Dire qu’on va faire de l’agilité parce que c’est à la mode n’est pas une bonne raison

La question du pourquoi était souvent posée pendant la première décennie de l’agilité, à propos d’un développement de logiciel. Elle était formulée ainsi : Est-ce l’agilité est adaptée à mon développement ? Pourquoi passer à l’agilité ? La question ne se pose plus vraiment pour le logiciel. Elle revient dans les nouveaux territoires où se diffuse maintenant l’agilité. C’est à cette question du pourquoi qu’est dédié le chapitre 1 de L’art de devenir une équipe agile.
Des clients aux citoyens

Des clients aux citoyens

Même combat

L’agilité qui permet de développer les bons produits pour les clients, peut-elle contribuer à fournir les bons services aux citoyens ? Première impression Fin octobre, au début de ma keynote d’agile tour Toulouse, j’avais évoqué ce qui, quand j’ai commencé à travailler, m’avait fait aimer le développement informatique (alors que pendant mes études, ça ne m’attirait pas, je ne voyais pas à quoi ça servait). Ce qui m’avait fait aimer développer du logiciel, c’était un tout petit programme, d’ailleurs plutôt du hacking, mais il allait permettre à des clients d’un magasin de ne plus remplir leur chèque à la main.
On ne se baigne jamais 2 fois dans le même fleuve

On ne se baigne jamais 2 fois dans le même fleuve

Si la Garonne elle avait voulu, lanturlu

J’avais déjà utilisé cette citation d’Héraclite pour ma keynote à la Journée Agile de Liège en l’illustrant avec la Meuse (ô Meuse endormeuse et douce à mon enfance). Philosophe de la mobilité universelle, du flux continu, Héraclite peut être considéré comme le précurseur de l’agilité. Il a inspiré des penseurs contemporains de la complexité comme Edgar Morin. J’ai repris cette citation lors de ma keynote à Agile tour Toulouse vendredi. Comme Guillaume a tweeté en l’attribuant à Aristote, j’ai un doute sur ce que j’ai dit mais c’est bien Héraclite qui en est l’auteur.
L'agilité, ça s'applique à une équipe

L'agilité, ça s'applique à une équipe

Sans équipe agile, pas d'agilité

On trouve l’adjectif agile parfois associé à une personne ou un rôle (le manager agile !), parfois à une équipe et parfois à une entreprise. Avec l’agilité définie comme la capacité à fournir régulièrement de la valeur, cette caractéristique s’applique d’abord à une équipe. La valeur que perçoivent les utilisateurs, on l’obtient avec un produit et service mis à leur disposition. Il s’agit donc de le créer, le développer. Le FAIRE.

Intégrer plutôt que séparer

Approche systémique

En mars, j’avais présenté les premiers principes de la permaculture, en préparant la soirée-débat Permaculture et agilité du 21 mars au 100e singe. J’avais été interrompu après le 7e principe par l’urgence de ma relecture pour la sortie de mon livre Scrum, qui a été finalement publié en mai. Je parle de permaculture dans cette 5e édition, mais je n’y détaille pas les 12 principes. Le 8e principe “Intégrer plutôt que séparer” est typique de l’approche systémique qui met l’accent sur les connexions entre les éléments, alors qu’un approche plus traditionnelle (cartésienne) se préoccupe plus de décrire les éléments décomposés.
Le modèle Agile Fluency actualisé

Le modèle Agile Fluency actualisé

Tous les modèles sont faux, certains peuvent être utiles

Diana Larsen et James Shore avaient publié Agile Fluency en 2012, presqu’en catimini. Pas de site pour l’annoncer, juste un article assez condensé, hébergé par Martin Fowler. C’est toujours chez Martin que, 6 ans plus tard, est publiée une version actualisée du modèle Agile Fluency. Diana et James ont, entre temps, enrichi et développé leur modèle. Il y a maintenant un site et des formations. Agile Fluency™ est même devenu une marque déposée et distribue des licences à des facilitateurs de diagnostic.
Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails

Partir des structures d'ensemble pour arriver aux détails

C'est l'arbre qui cache la forêt

Les 6 premiers principes de la permaculture que vous avons présentés considéraient l’élément, tandis que les 6 suivants vont partir du système. Nous passons donc d’une approche bottom-up à du top-down. Principe 7 : Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails Ce principe s’appuie sur le premier principe “Observer et interagir”, dans lequel il s’agissait d’identifier des formes. On pourrait dire pattern à la place de forme, peut-être. Holmgren évoque ici la similarité (des formes) comme un concept important pour le design.
Ne pas produire de déchets

Ne pas produire de déchets

Un point à temps en vaut cent

Le principe 6 de la permaculture c’est : Ne pas produire de déchets Ce principe est illustré par le ver de terre, ce qui fait comprendre le titre comme ne pas produire de déchets à l’extérieur de l’écosystème. Les vers de terre de l’écosystème se chargent de recycler les déchets. Le premier proverbe est : Pas de gaspillage, pas de manque. Holmgren utilise une définition de Bill Mollison, l’autre fondateur de la permaculture : un polluant (déchet) est un produit de n’importe quelle partie d’un système qui n’est pas utilisé de manière productive par une autre partie du système.
Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables

Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables

Laissons faire la nature

Permaculture et agilité 5/12 Dans permaculture, il y a permanence. On retrouve cette idée de durée dans le 8e principe du Manifeste agile, celui qui parle de rythme soutenable. Principe 5 : Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables Ce principe me fait penser à Henrik Kniberg. Le plus brillant des pédagogues de l’agilité a réalisé une vidéo (VF) expliquant le réchauffement climatique. C’est une animation dans la veine de ce qu’il avait réalisé pour le Product Ownership, et tout aussi remarquable.
Appliquer l'auto-régulation et accepter la rétroaction

Appliquer l'auto-régulation et accepter la rétroaction

Les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu'à la 7e génération.

La permaculture, ce n’est pas seulement agricole. D’ailleurs “Permaculture humaine” c’est le titre du livre qui a été choisi pour le prochain klub de lecture, en avril. Je poursuis l’examen des principes avec le regard de l’agilité. Voici le 4e des 12 principes, énoncés dans L’essence de la permaculture de David Holmgren. Principe 4 : Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction David Holmgren profite de ce principe pour nous expliquer un point essentiel de l’approche systémique : les boucles de rétroaction.
Créer une production

Créer une production

On ne peut pas travailler l'estomac vide.

Les inscriptions continuent à affluer pour la soire Permaculture et agilité au 100e singe. En attendant, voici mes réflexions sur le principe 3. Principe 3 de permaculture : Créer une production Avec ce principe, on retrouve des convergences avec des notions fréquemment mises en avant avec l’agilité. Depuis longtemps, le développement itératif et incrémental nous a appris à produire des résultats vite et souvent. Cette orientation résultat est un des arguments utilisés pour pousser l’agilité à la place des processus séquentiels comme le cycle en V, dans lequel on rentre dans un long tunnel avant de voir quelque chose qui fonctionne.
Collecter et stocker l'énergie

Collecter et stocker l'énergie

Faites les foins tant qu'il fait beau

On continue dans la permaculture et l’agilité, pour se préparer à la soirée du 21 mars. Aujourd’hui le 2e principe de la permaculture. Principe 2 : collecter et stocker l’énergie C’est un principe qui, à première vue, est éloigné de l’agilité. Quand on développe avec Scrum, on ne se préoccupe pas de collecter et stocker l’énergie. L’idée développée par David Holmgren est de collecter des énergies locales plutôt que de continuer à prélever des ressources à un niveau qui n’est plus soutenable.