Des exemples de story

Marie et Bob racontent à Pierre une story qui les concerne dans PermaBio

Des exemples de story

L’agilité a popularisé la notion de story. On dit aussi user story ou US dans les équipes. Mais si on donne la définition usuelle :

Une story est un petit morceau de fonctionnalité qui apporte de la valeur à quelqu’un et qui est développé en un sprint

cela reste encore abstrait et c’est ce que dit Pierre.

Cet article porte sur PermaBio, exemple tiré de L’art de devenir une équipe agile.

Nous avons vu dans les épisodes précédents que Pierre est le fondateur de PermaBio. Il a été sensibilisé à l’agilité, mais il n’a pas participé aux séances de travail sur la constitution du backlog initial.

Alors comme il rencontre Marie et Bob, il leur demande un exemple concret de story dans laquelle ils sont impliqués.

Marie et Bob ne sont pas des utilisateurs finaux. Ce sont des parties prenantes. Une story associée à un utilisateur final est, par exemple, commander la soupe du jour (plus de détails page 68 du livre).

La story de Marie

En tant que responsable de l’appro chez PermaBio, je sélectionne la soupe du jour tous les matins

Marie utilise ici sur la formulation usuelle : “en tant que rôle, je fais une action”.

Cette story s’intitule sélectionner la soupe du jour, c’est ce qu’on a écrit sur le post-it dans le backlog suite à l’affinage. C’est pendant l’affinage que cette story a été identifiée en décomposant le plus gros morceau Soupe.

Sélectionner la soupe du jour est un petit morceau qui contribue à la fonctionnalité Soupe. Comme on le raconte page 67, l’équipe a identifié une autre story Ajouter une soupe. Sélectionner une soupe est donc une story simple qui consiste à choisir une soupe dans une liste.

Une story est discutée lors de l’affinage, avec l’objectif qu’elle soit prête pour le sprint.

Voici le résumé de la conversation pour cette story, présentée page 68 du livre :

Marie sélectionne une soupe déjà créée. Elle désigne cette soupe comme du jour, en indiquant le nombre de parts disponibles et le tarif à la part. On vérifie que la soupe du jour est bien visible des clients.

La conversation a permis d’apporter des précisions (nombre de parts, tarif) sur les attributs de la soupe du jour ; on a aussi réfléchi à ce qui serait présenté lors de la démo de fin de sprint (“on vérifie …"). Avec ses éléments, l’équipe a considéré la story comme prête.

Le pattern 6D est une aide à la définition de prêt pour une story que je présente dans mon livre Scrum.

La story de Bob

En tant que jardinier labellisé PermaBio, je signale une production chaque fois que je récolte des tomates afin que PermaBio l’intègre dans ses propositions de plats

Bob utilise la formulation de Marie, en y ajoutant une troisième rubrique : “afin de bénéfice”.

Cette façon de présenter la story (en tant que …) n’est pas obligatoire ; elle peut être utile. Quand elle est bien utilisée, elle permet de préciser :

  • le qui (en tant que),
  • le quoi (l’action déclenchée par la story),
  • le pourquoi (avec afin de, qui montre le bénéfice ou résultat attendu).

À noter que la story de Bob ne figure pas dans le backlog initial. En effet, pour l’instant, Bob peut indiquer à Marie qu’il a une production d’une manière simple (téléphone, mail) et cela va bien pour une première version de PermaBio.

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