Agilité pour un contrat au forfait

La collaboration avec le client plus que le suivi du contrat

Le contrat au forfait tel qu’il est couramment pratiqué n’est pas la meilleure façon de travailler entre une MOA et une MOE. Mais s’il est imposé, il n’est pas incompatible avec des pratiques agiles, qui peuvent contribuer à son succès.

J’ai eu récemment des discussions, dans 3 domaines différents, sur l’adéquation d’une méthode agile (Scrum) à des projets réalisés au forfait. On évoque souvent la nécessité d’avoir des specs détaillées pour estimer le prix comme l’argument qui empêche de travailler par itérations. Or dans les 3 contextes évoqués, les contrats ont démarré sans que les specs soient détaillées, loin s’en faut. Je ne veux pas discuter dans ce billet de la façon dont sont faites les estimations, de ce qui pourrait être amélioré dans les relations contractuelles, mais seulement de l’intérêt de l’agilité pour réaliser le contrat.

Un contrat raisonnable met en face d’un prix une obligation de résultat portant sur une liste d’exigences. Quand on utilise Scrum, la liste d’exigences, c’est le backlog de produit.

Quels avantages présente l’utilisation d’une méthode agile à partir du moment où le contrat est signé et le projet démarre ?

  • le client (MOA) reçoit une version partielle -mais qui marche- à chaque itération. De plus c’est lui qui a décidé du contenu -les exigences-, il peut donc bénéficier en premier de ce qui lui apporte le plus de valeur.
  • le client peut fournir très tôt un feedback concret sur ce qui lui est fourni, ce qui assure de converger vers la conformité au contrat.
  • le client peut changer d’avis et remplacer une exigence -pas encore réalisée- par une autre de même taille sans changer le contrat.
  • toutes les parties ont une visibilité totale sur l’avancement réel du projet.

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