L'agilité contre l'opacité

Les processus agiles dissipent les rideaux de fumée derrière lesquels une équipe a parfois tendance à se cacher

Je supervise le déroulement de projets de Bureaux d’Etudes à l’IUP ISI depuis 9 ans. Avec 7 ou 8 projets par an, cela fait une bonne soixantaine de projets. Les premières années, le cycle en V était d’usage. Nous avons introduit progressivement, à partir de 2001, les cycles de développement itératifs, dérivés du RUP, puis Scrum

Des projets agiles ont été bien réussis, certains résultats sont même utilisés (voir le site Apes). Tous n’ont pas été un succès, mais ce qui est évident, c’est la meilleure visibilité apportée par le passage au développement itératif. Auparavant, il est arrivé qu’un groupe d’étudiants pas très honnêtes -mais malins- présente aux revues successives des documents semblant corrects, masque son avancement réel sur le code et arrive à dérouler une recette sans anicroche. En essayant moi-même le produit peu après, je me suis rendu compte que rien ne marchait véritablement (en gros c’était un développement à la Rache).

Dans un processus agile, l’équipe est amenée d’elle même à supprimer cette opacité qui résulte d’une tendance naturelle très humaine. Le produit partiel livré à chaque itération contraint à ne plus se voiler la face.

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