Ne plus mesurer les tâches d'un sprint en heures

Une alternative aux estimations en heures

Dans un billet précédent, je notais que la ré-actualisation en heures du reste à faire pendant un sprint était difficile à obtenir des équipes. Suite à la lecture de When is Scrum not Scrum?[1], j’ai décidé d’essayer la technique proposée pour le suivi du sprint. Je la résume ci-dessous, en mettant en évidence les différences avec la pratique Scrum standard.

Lors de la réunion de planification du sprint, les tâches sont identifiées. On n’estime pas les heures à y passer. En revanche, le découpage doit être suffisamment fin pour qu’une tâche puisse être finie en une journée de travail.

Lors des mêlées quotidiennes, plutôt que d’actualiser le reste à faire en heures, on note simplement les tâches qui sont finies. Si une tâche n’est pas finie, c’est le signe d’un problème[2].

Le burndown chart montre normalement l’évolution du reste à faire pendant le sprint. Plutôt que de le baser sur les heures, on va simplement noter les tâches restant à faire, c’est à dire celles qui ne sont pas finies.

Exemple : il y avait 49 tâches identifiées au début du sprint. Le premier jour 3 sont finies, le deuxième 5… cela donne un burndown chart avec 49, 46, 41.

Cette pratique simplifiée me paraît adaptée aux équipes peu expérimentées dans les estimations. De plus la mesure binaire[3]est de nature à motiver davantage à finir une tâche.

J’ai 2 équipes qui essaient ça, on fera le bilan dans 2 semaines.

Notes

[1] billet très intéressant sur lequel je reviendrai

[2] et c’est au ScrumMaster de faire en sorte que le problème soit résolu

[3] cela revient à considérer qu’une tâche a 2 états : pas finie et finie

Voir aussi