Pas de bottleneck au concert de Robert Plant (ex Led Zeppelin)

Et je ne parle pas du jeu du guitariste

Pas de bottleneck au concert de Robert Plant (ex Led Zeppelin)

Bottleneck, en anglais c’est un goulet d’étranglement mais c’est aussi une technique de guitare, d’ailleurs utilisée par Jimmy Page

J’étais hier au concert de Robert Plant and the Strange Sensations au festival de Carcassonne.

La dernière fois que j’ai vu Robert Plant sur scène c’était le 27 mars 1973.

Il était alors le chanteur de Led Zeppelin et c’était au Parc des Expositions de Nancy lors de la fameuse tournée européenne du printemps 73. Le concert de Nancy avait provoqué l’annulation des suivants en France, la moitié des spectateurs[1] sont rentrés sans payer et l’organisateur est parti avec la caisse.

J’étais donc à ce beau spectacle de Robert, toujours agile pour lancer le micro en l’air et le rattraper au vol, et son nouveau groupe en tournée dans le magnifique cadre de la Cité. Pas de photo à vous montrer, vous allez comprendre pourquoi. Robert Plant a repris quelques titres de Led Zep comme Whole lotta love et Black dog[2].

Le rapport avec les sujets habituels de mon blog ?

A l’entrée on m’a confisqué mon appareil photo. C’est d’ailleurs stupide parce que les téléphones ne l’ont pas été et ils ont tous un fonction photo. Enfin je n’étais pas le seul, la récolte a été d’environ 300 objets. Sur 3000 spectateurs. A chacun on a donné un ticket avec un numéro.

A la sortie, je me précipite pour récupérer mon appareil. D’habitude dans ce genre de circonstances, les objets sont rangés par numéro et les organisateurs se répartissent les rôles : une personne pour demander le ticket à la personne qui se présente dans la file d’attente, une pour chercher l’objet, une pour vérifier la concordance entre le numéro du ticket et le numéro associé à l’objet… Et généralement un goulet d’étranglement parce que la tâche qui prend le plus de temps est de chercher l’objet (surtout quand c’est mal rangé).

Là c’était différent : les objets n’étaient pas rangés, mais en vrac dans des cartons, les personnes venant les récupérer n’étaient pas dans une file d’attente mais autour du stand, les organisateurs n’étaient pas spécialisés dans des rôles. C’était plutôt comme à la loterie. Ils prenaient un objet dans le carton et annonçaient son numéro. Pas de goulet d’étranglement, pas de spécialisation des rôles dans l’équipe, voilà le lien avec les méthodes Agiles.

Personnellement je n’ai pas profité de l’efficacité de cette organisation. Le numéro collé sur mon appareil s’était détaché. Je voyais la fille qui s’occupait du carton dans lequel était mon appareil, elle le prenait en main et voyant qu’il n’avait pas de numéro, elle le reposait. J’avais beau hurler “C’est le mien”, il retournait systématiquement au fond de son carton. J’ai dû attendre que les cartons soient vides et d’être le seul à rester pour négocier la remise de mon appareil. Il a fallu que je prouve que c’était le mien en leur montrant la photo prise par Thierry avant que je passe les caisses. Ils ont reconnu mon tee-shirt avec ses signes distinctifs.

Moi au concert Robert Plant

Notes

[1] dont moi. J’étais alors à la cité U de la Haute Malgrange qui jouxtait le Parc des Expos, il suffisait de passer le grillage. C’est comme ça que j’ai aussi vu Pink Floyd et Roxy Music.

[2] ainsi que Going to California

Voir aussi