Ségolène est plus agile que Nicolas

Agilité politique

Comme je suis de près la campagne électorale, il m’arrive de comparer les propositions des candidats par rapport à ce que je défends sur ce blog, dans un autre domaine certes, les valeurs et pratiques de l’agilité.
Sans aller jusqu’à noter les candidats comme le fait l’alliance pour la planète sur l’écologie, j’ai relevé des différences importantes.

D’un côté, Ségolène Royal :

  • se réfère dans pratiquement tous ses discours à l’agilité. Je l’avais déjà noté il y a un an dans un billet du 27 avril 2006 et cela a été une constante depuis.
  • reprend des valeurs de l’agilité. Par exemple, elle évoque fréquemment la dernière valeur ajoutée par Kent Beck, le respect.
  • s’appuie sur des principes qu’on retrouve dans XP, comme le feedback, l’expérimentation concrète, les métriques honnêtes.
  • cherche à éliminer toutes les formes de gaspillage, comme dans le Lean (muda).
  • présente dans son pacte des pratiques comme la participation active des clients (les débats participatifs, les jurys citoyens), la recherche de relations basées sur la confiance, l’incitation au travail en équipe basé sur l’intelligence collective. Du côté de l’autre candidat, à ma connaissance, rien en rapport avec l’agilité. En revanche, une attitude qui pousse les uns contre les autres et une approche pour les rapports entre politiques et citoyens très traditionnelle de style contrôle-commande qui sont typiquement deux patterns anti-agiles.

Comme l’explique Miguel Membrado, l’agilité en politique c’est possible. François Bayrou l’avait bien compris et Ségolène Royal, candidate hypermoderne, l’incarne.