Tous les bateaux tous les chapeaux

J'ai assisté la semaine dernière, lors du XP Day, à un atelier sur la théorie des contraintes.

L’atelier Mon processus s’étrangle était animé par Pascal van Cauwenberghe.

Ca commence par une simulation avec 7 volontaires qui vont construire des bateaux et des chapeaux en papier. Chacun joue une rôle particulier : client, analyste, concepteur, plieur, testeur… L’objectif est d’identifier le goulet d’étranglement du processus. La présentation est basée sur la théorie des contraintes.

Le goulet a été facile à identifier et nous avons essayé les techniques pour exploiter la contrainte.

Quand on est passé à un vrai problème de développement de logiciel soumis par un participant, il a été beaucoup plus difficile de trouver le goulet d’étranglement. Pas très étonnant, le processus suivi était déjà partiellement agile.

Pascal parle de l’atelier dans son blog et montre les photos des groupes. Il est belge et le français n’est pas sa langue natale, alors on excusera son utilisation de goulot au lieu de goulet[1].

Dans les entreprises que je visite, celles qui ne sont pas encore agiles et m’appellent pour le devenir, des goulets assez évidents se situent au niveau des documents de spécification. L’équipe de développement attend la spec pour travailler. L’analyste qui rédige cette spec constitue le goulet d’étranglement. C’est une tendance dans les processus basés sur des documents et avec des personnes qui jouent des rôles à périmètre strict : ceux qui produisent les documents ne vont pas à la même vitesse que ceux qui les attendent.

Notes

[1] je dis ça d’autant plus que je le sais depuis peu

Voir aussi