Transition à l'agilité et contexte des projets

L'intelligence situationnelle favorise le succès. Comme au rugby

Transition à l'agilité et contexte des projets

Dans la présentation Agilité en situation faite avec Philippe Kruchten pour l’Agile Tour 2008, nous avions comme attributs caractérisant le contexte d’un projet :

  • la taille du projet
  • la criticité de l’application
  • le modèle économique
  • la stabilité de l’architecture
  • la dispersion géographique de l’équipe
  • l’âge de l’application
  • le mode de gouvernance
  • le taux de changement

L’idée est de montrer que la plupart des pratiques agiles sont efficaces et qu’elles peuvent s’appliquer sur la plupart des projets, mais que leur application, pour qu’elles restent efficaces, doit s’adapter au contexte. Dans certains contextes, l’application sera assez facile parce qu’il n’y aura pas de contraintes imposées, dans d’autres contextes, les contraintes feront que la mise en place sera plus difficile.

Dans la nouvelle version de cette présentation, que je vais faire à Marseille le 17 mars, j’ai ajouté un nouvel attribut concernant la capacité de l’équipe, basée sur l’évaluation du niveau en ingénierie de développement. En effet, une transition à l’agilité nécessite d’acquérir cette culture technique, notamment en ce qui concerne les tests, si l’équipe ne la possède pas.

Un taux de changement important est souvent l’attribut déclencheur du passage à l’agilité mais comme l’agilité accueille les changements, avoir beaucoup ou peu de changements n’influe pas sur la difficulté de la transition.

Pour schématiser le contexte, rien de mieux que des Kiviats. L’illustration montre une transition relativement facile.

Celui-là, ci-dessous, dénote un contexte où, si la mise en œuvre de l’agilité est toujours possible, elle demandera plus d’efforts et nécessitera probablement de l’assistance venant de l’extérieur de l’équipe.

Contexte demandant plus d’efforts

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