Pas de taille

Encore un effort, coco !

Un backlog contient des éléments de taille différente, ce qui est reflété par la valeur de l’attribut taille, disais-je dans Scrum le guide etc, page 64.

D’ailleurs, certains utilisent les tailles de T-shirt : S, M, L et XL plutôt que la suite de Fibonacci.

On retrouvait aussi un attribut appelé taille (size dans la version anglaise) dans iceScrum R2, associé à une story du backlog. Dans la nouvelle version, cet attribut a changé de nom, il s’appelle maintenant effort.

En effet, il s’avère que parler de taille d’une story, en plus de lui donner une valeur en points sans unité, ne facilite pas les choses lors de l’estimation. Pendant un planning poker on me pose souvent la question de ce qu’on estime :

Est-ce la complexité ? La grandeur de la story ? La difficulté technique ?

Ma réponse est qu’on estime l’effort de développement : on donnera 2 fois plus de points à une story qu’à une autre si on pense qu’elle va prendre 2 fois plus de temps à être développée[1]. C’est l’effort à faire par l’équipe pour développer que l’on estime[2]. C’est d’ailleurs pour cela que c’est l’équipe elle-même qui estime. Le terme taille tout seul n’est donc pas approprié, il est trop vague.

La beauté de la planification agile, avec la notion de timebox, nous permet d’obtenir un coût en € à partir de l’effort en points, en tout cas pour le développement de logiciel où le coût est essentiellement celui des ressources humaines.

Donc dans ma version 2 du livre, l’effort va remplacer la taille, dans le chapitre Backlog, mais aussi dans le chapitre 15 Estimations, mesures et indicateurs.

Notes

[1] développement au sens large, y compris les tests; en fait selon la signification de fini définie par l’équipe.

[2] et pas la complexité, comme le rappelle Mike Cohn : It’s effort, Not Complexity.

Voir aussi