Garder du mou pendant le sprint

Même si on pense avoir tout prévu, des événements inattendus viennent toujours freiner l’avancement du sprint, en bloquant ou ralentissant une ou plusieurs tâches en cours.

Pour empêcher ces événements de remettre en cause l’engagement de l’équipe sur les stories d’un sprint, il faut garder du mou[1] lorsqu’on planifie le sprint.

Dans la planification du sprint, le mou, c’est du temps non affecté, qui reste disponible, au cas où. Concrètement le mou est la différence entre les ressources de l’équipe pour le sprint et le temps estimé pour réaliser les tâches connues au moment de la réunion de planification.

On peut citer plusieurs raisons de garder du mou dans un sprint :

  • les incertitudes dans les estimations,
  • le travail en anticipation sur le sprint suivant,
  • les obstacles susceptibles de bloquer ou ralentir des tâches.

Dans le cas où l’équipe assure, en plus du développement, le support d’une version en production, incluant la gestion des incidents, le pourcentage de mou est plus élevé pour prendre en compte les urgences qui ne pourront pas attendre le sprint suivant.

Le pourcentage de mou varie donc selon le contexte. Une équipe expérimentée prend du mou mais n’a pas besoin de connaître sa taille ni de suivre son évolution pendant le sprint.

Ce billet s’appuie sur un extrait du livre Scrum le guide pratique de la méthode agile la plus populaire, chapitre 7 La planification de sprint, pages 102 et 103.

Voir aussi mon article dans Developpez.com.

Notes

[1] on parle aussi de marge et en anglais de slack ou de buffer

Voir aussi