Un peu de terrain

La dette technique est bien là

J’ai assisté aujourd’hui à 7 soutenances de stage d’étudiants de Master 2 de l’IUP ISI. Dans aucune d’entre elles n’a été mentionné Scrum ou agile. Des étudiants ont parfois fait du développement itératif, certains ont eu des réunions quotidiennes, guère plus.

Ça remet les idées en place. Comme je baigne dans le mouvement agile, comme je rencontre des entreprises qui y passent ou en font déjà, j’ai parfois tendance à penser (et à dire) que l’agilité est devenue mainstream. Pas si sûr finalement.

Peut-être est ce un hasard dans la distribution des stagiaires, parce que les années précédentes il y avait un nombre significatif de stages “agiles” dans les soutenances que j’avais suivies.

D’un autre côté, je suis convaincu que les projets présentés (et au-delà probablement les entreprises qui accueillaient les stagiaires) auraient gagné à appliquer une méthode agile. Cela contribuerait à améliorer la qualité des travaux faits par les stagiaires, ne serait-ce qu’en leur apportant plus de feedback sur ce qu’ils font.

Dans la plupart de ces stages, j’ai constaté que les pratiques de test, sous leur différentes formes étaient réduites, pour ne pas dire existantes. Autant dire qu’il risque d’y avoir de la dette technique dans ce qu’ils vont laisser à la fin du stage. Là aussi, l’usage d’une méthode agile aurait poussé à avoir de meilleures pratiques d’ingénierie.

Pareil pour les rapports de stage, les meilleurs sont en général ceux faits de manière itérative.

Bon demain, je vais visiter 4 autres stagiaires, de Licence 3 cette fois, dont je sais déjà qu’ils font du Scrum à fond.

Voir aussi