Le rythme dans Scrum, au service de la collaboration

Le rythme régulier des sprints est la base de Scrum. À quoi sert-il ?

Le rythme fonctionne selon 3 cycles dans Scrum :

  • celui de la mêlée quotidienne, tous les jours donc,
  • celui du sprint, selon sa durée,
  • celui de la saison, si elle est aussi cadencée avec une durée constante (en général 3 mois).

La réunion quotidienne sert à définir les points de synchronisation nécessaires dans la journée entre les membres de l’équipe.

La revue de fin de sprint sert à obtenir du feedback des parties-prenantes, à partir du résultat obtenu.

Les activités de fin de saison permettent, en particulier à grande échelle, de faire communiquer les différentes équipes de l’organisation.

Dans les 3 cas, le rythme sert à déclencher des activités de collaboration, à différents niveaux (au sein de l’équipe, avec les parties-prenantes, dans l’organisation). Les rites associés facilitent la coopération, surtout pour les équipes qui démarrent et n’ont pas la maturité suffisante pour le faire naturellement, quand le besoin s’en fait sentir.

Sur le modèle de Schneider, qui avait été remis dans l’actualité en 2012 par Michael Sahota1 et son guide pour l’adoption et la transformation agile, la collaboration est à l’opposé de la compétence.

Ce n’est donc pas étonnant que les managers qui défendent, avec la compétence, la spécialisation et l’expertise, soient réticents à la notion de sprint. Ce sont les mêmes qui ont du mal à comprendre la notion d’équipes feature et même celle d’équipe pluridisciplinaire qui est une notion fondamentale de Scrum. Les impliquer dans une transformation agile demandera de les convaincre des bienfaits de la coopération. Un changement de culture, pour certains.


  1. qui sera présent au ScrumDay 2015 ↩︎

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