Sticky notes

Je vais essayer de ne plus dire post-it et de passer à note collante, voici pourquoi

Sticky notes

Sticky notes collectées lors de la rétrochâtaigne du Raid Agile #3 en Cévennes.

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un courrier (une lettre recommandée avec accusé de réception, quand même) des avocats de la société 3M, pour me dire que j’avais un usage inapproprié de la marque de leur client sur mon site.

Là où vous êtes en ce moment, mon blog, donc.

J’ai été surpris. Je m’attendais plutôt à recevoir de 3M des paquets de notes collantes pour me remercier de leur avoir fait de la pub gratuite depuis des années ici et ailleurs.

Je pense que leur démarche est contre-productive pour la marque qu’ils sont censés défendre.

J’ai bien eu envie de leur expliquer, de leur dire que le mouvement agile était un gros consommateur de notes collantes de bonne qualité. Et que le terme était devenu une antonomase de fait.

Et que, mais pourquoi moi, pourquoi maintenant ?

Mais, après avoir demandé conseil à mon fils, qui est avocat, je ne vais pas le faire. Il m’a conseillé d’éviter de perdre mon temps avec des avocats d’affaires.

Je n’ai pas l’intention de suivre leur recommandation d’ajouter un R entouré chaque fois que je parle de leur marque. D’ailleurs je ne sais pas où ça se trouve sur mon clavier et je ne veux pas le savoir.

Ou comme Wikipedia, ajouter Note devant. Je ne vais pas non plus utiliser pense-bête, papillon adhésif, papillon autocollant ou becquet.

Je vais dire note collante. En fait, je vais y revenir, car c’est ce que j’employais il y a quelques années ici même.

Je vais même le dire en anglais : sticky note (comme dans cet article : The Surprising Persuasiveness of a Sticky Note). J’aime bien sticky en ce moment, depuis la sorte de la version remastérisée de Sticky Fingers, que je réécoute avec beaucoup de plaisir.

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