Scrum n'est pas une méthode de développement de logiciel

Mais c'est un truc agile

La semaine prochaine, c’est Agile tour Toulouse. Ma session Scrum ? mon scrotum ! a été retenue par les organisateurs. Après le Pays Basque et Rennes, ce sera ma dernière représentation.

Parmi les raisons qui conduisent au scrotum, il y a la peur. Celle qui pousse les développeurs à produire de la dette technique alors qu’ils savent bien que c’est mal.

Cette situation, due à la peur et aussi parfois à l’ignorance, est ce que Ron Jeffries qualifie de Dark Scrum. Son article est disponible en français chez les Traducteurs Agiles : Dark Scrum.

Ce que dit en substance Ron Jeffries aux développeurs :

au lieu de subir, agissez.

Bien sûr, il rappelle - une nouvelle fois - comment faire, mais uniquement du point de vue technique.

Un autre article publié la semaine dernière évoque aussi ce scrotum, c’est-à-dire de possibles dérives avec Scrum : Scrum n’est pas une méthode agile.

L’auteur s’est appuyé sur un retour ô sources (thème d’Agile tour Toulouse cette année) pour tenter de justifier son titre, volontairement provocateur, mais avec lequel je peux être d’accord.

Seulement, il s’est trompé de mot. Ce n’est pas le qualificatif agile qu’on peut réfuter pour Scrum, c’est celui de méthode. Scrum n’est pas une méthode, en tout cas pas une méthode de développement de logiciel. Scrum est un truc agile (pattern, cadre de processus) qui, accompagné de pratiques d’ingénierie, a prouvé son efficacité, en particulier pour le développement de logiciel.

Cette incompréhension amène à reprocher à Scrum de ne pas imposer de pratiques techniques (comme celles d’ingénierie logicielle pour du logiciel). Alors que c’est dans l’essence même de Scrum de ne pas imposer de pratiques.

Il vaut mieux s’attaquer à la peur et l’ignorance qui génèrent cette dette technique, justement ciblée par les Software Craftsmen. Obtenir un cadre de confiance sans se laisser embobiner par les néocons.

Voir aussi :