La tendresse des agilistes

On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien Mais vivre sans tendresse, non non non il n'en est pas question

La tendresse des agilistes

La tendresse confinée

Je fais partie d’une chorale ; pendant le confinement nous avons continué à distance à quelques un·es avec Jitsi.

Nous avons même appris une nouvelle chanson La tendresse.

La chanson a été créée par Bourvil il y a bien longtemps, puis chantée par Maire Laforêt.

La tendresse est devenue célèbre pendant le confinement, avec sa version confinée (version un peu plus rock que celle de Bourvil) :

Au début du confinement, quand je tournais en rond dans un rayon d’un km, j’ai beaucoup chanté la tendresse. Je ne connaissais pas la chanson, mais j’ai appris à l’aimer.

La tendresse agilisée

La tendresse n’est pas citée habituellement dans les valeurs de l’agilité. Elle n’est pas dans la FORCE non plus.

De la tendresse, c’est pourtant ce que je ressens —non pas pour l’agilité en général— mais pour des agilistes. J’ai participé à de nombreuses rencontres en commençant par les SigmaT, en passant par le panier repas agile, agile opensud, agile games france, les raids agiles, les walkingdev… J’y ai vécu des grands moments de tendresse.

Ce sentiment me revient quand je lis les tweets récents.

Je crois que c’est Steeve qui en est à l’origine :

Et puis Aurélien a poursuivi avec un petit dessin (petit mais avec des détails) :

Je suis ému de m’y trouver et de voir que cette émotion est partagée.

La mutualité de nos émotions

Dans le Philosophie Magazine de juin, Nicolas Grimaldi évoque la tendresse à propos de la période du confinement, pendant laquelle elle est ressortie sous des formes nouvelles.

Il la définit ainsi ;

la tendresse est le partage soucieux d’une condition commune

Il évoque cette mutualité des émotions, que nous ressentons au fond de nous, et que —peut-être— l’agilité développe.

Pour reprendre la chanson, deuxième couplet :

On peut vivre sans la gloire qui ne prouve rien

Mais vivre sans tendresse, non non non il n’en est pas question

Avec la communauté agile, j’ai eu quelques moments de gloire (qui ne prouve rien), mais surtout de longues bouffées de tendresse.

C’est aussi pour ça que je continue encore, que je passe des heures sur mon blog et que je défends l’agilité radicale avec Anthony et Jean-Pascal pour qui j’ai beaucoup de tendresse.

La tendresse pourrait être —avec la convivialité— une caractéristique de l’agilité radicale.