Le canal du Midi, une invitation à la pensée créative

À pied ou à vélo ou même en péniche, le canal est, en plus du sport ou du loisir qu'on y pratique, un appel à dessiner, photographier, écrire ou réfléchir

Le canal du Midi, une invitation à la pensée créative
Sommaire

Un écosystème artificiel devenu un bien commun

Maintenant intégré dans le paysage, le canal du Midi est une construction du 17e siècle. À l’époque, c’était probablement le plus gros projet européen.

Pierre-Paul Riquet a fait preuve d’agilité. Dans l’excellent article de Wikipedia consacré au canal du Midi, on trouve une description des principes appliqués pour ce projet, réalisé sous Louis XIV !

La construction s’est faite par itérations, avec comme résultat d’une itération un tronçon de canal fonctionnel (bon, les sprints ont dû faire plus de 15 jours).

Il a utilisé une approche empirique, comme le logiciel et les systèmes complexes aujourd’hui :

Sa technique reste donc très empirique car à l’époque, les sciences appliquées et les techniques hydrauliques à travers des lois ou des concepts ne sont pas maîtrisées.

Le projet a été ouvert au changement :

Seules les directions du tracé sont connues et pointées sur une carte. Des changements sur le tracé peuvent être opérés par l’entrepreneur suivant les difficultés rencontrées sur le terrain.

On constate aussi que Pierre-Paul avait une vision, qu’il a privilégié des outils simples, des équipes stables et multi-fonctionnelles, un rythme de travail soutenable pour les ouvriers…

Quand on voit le canal aujourd’hui, devenu un bien commun, on se dit que l’impact qu’il a eu sur le vivant est plutôt positif. C’était avant la révolution industrielle et ses écocides.

Riquet aurait pu signer le manifeste agile radical.

Lenteur

Construit au départ pour gagner du temps, le canal du Midi est devenu un éloge à la lenteur.

Alors certains pourraient dire que c’est monotone, qu’on doit s’y ennuyer. Il se trouve que le canal du Midi, à la différence des canaux du nord, ne va pas tout droit. Je ne dirais pas qu’il zigzague, mais enfin il tourne, il serpente parfois. Riquet lui a fait suivre le relief ondulé du Lauragais. Et les écluses ne sont pas très éloignées les unes des autres.

Invitation à la réflexion

J’ai remarqué que c’est quand je marche ou je cours le long du canal que me viennent les idées, notamment pour les articles de mon blog ou le contenu des mes livres.

C’est pour ça que j’étais frustré d’être coincé dans un rayon d’un kilomètre pendant le confinement.

Invitation au dessin

Le dessin associé à cet article est d’un jeune artiste prometteur qui s’est mis à dessiner pendant le confinement.

C’est la première fois que je publie un dessin de Julien Aubry. Il en a déjà publiés quelques-uns dans le fanzine L’oreille qui voit.

Avec le nom qu’il a donné à la péniche, on reste en famille.

Invitation à la photo

Pendant mes premières années de Twitter, disons de 2009 à 2012, j’ai publié essentiellement des photos du canal du Midi. Comme la publication de photo n’était pas native dans Twitter on passait par un service qui s’appelait yfrog.

Le service a disparu et mes photos avec, je ne les retrouve pas dans l’archive Twitter.

Maintenant c’est sur Instagram que je publie mes photos de canal du Midi.

Hugo, mon nouvel outil de blog que j’aime beaucoup, propose un shortcode pour insérer une photo insta dans un article.

Shortcodes are simple snippets inside your content files calling built-in or custom templates.

J’expérimente donc le shortcode Hugo pour Instagram, c’est un bon prétexte pour publier des photos du canal du Midi. C’est simple il suffit de donner l’id, comme ça :

{{< instagram CDi_XBfIBh3 >}}

et ça donne ça :

J’avais déjà testé le shortcode pour Twitter — aussi facile — avec cet article.

C’est encore mieux à vélo

Je fais du vélo toute l’année, mais bien plus en été. Je trouve que le vélo est particulièrement adapté au rythme du canal du Midi.

Les photos ci-dessus ont été prises près de l’écluse de l’océan, lors d’une balade à vélo au seuil de Naurouze. En été, même avec la canicule, c’est faisable car on reste à l’ombre sous les platanes pendant tout le trajet, à quelques rares exceptions pendant lesquelles on ressent bien l’absence de couvert végétal.

Si vous faites cette belle sortie à vélo de Toulouse à l’obélisque de Riquet (environ 40 kms aller), je vous conseille la guinguette de l’Estanquet à Gardouch, un bel endroit pour s’arrêter, grignoter et se désaltérer.

Voir aussi :