Mes lectures de mai

De quoi inspirer mes écritures en cours.

Mes lectures de mai

La fin du mois coïncide avec le klub de lecture Agile Toulouse. Il a lieu ce soir et porte sur La tyrannie du mérite.

Dans ce livre et dans mes autres lectures du mois on retrouve des sujets abordés depuis un an par l’agilité radicale : les notions de valeur, d’utilité et de bien commun, avec la place de l’ingénierie.

Philosophie magazine du mois

Le dossier de ce numéro de Philomag est consacré à l’utilitarisme.

Faut-il toujours viser l’utilité ?

Il revient sur l’origine de l’utilitarisme et montre bien que cette doctrine l’a emporté. Elle représente la théorie dominante et on la retrouve dans l’agilité. Chaque fois qu’on utilise maximiser, il y a de bonnes chances que ce soit de l’utilitarisme, comme dans :

Minimize output, maximize outcome 1

Nous avions consacré le klub de novembre 2020 à Extension du domaine du don2. L’auteur Alain Caillé se situe explicitement, avec son mouvement le MAUSS, dans l’anti-utilitarisme.

Comment ne pas être esclave du système ?

Alexandre Lacroix, par ailleurs directeur de la rédaction de Philomag, a une vision plus nuancée avec le post-utilitarisme. Dans son essai Comment ne pas être esclave du système ? il propose une méthode pour échapper l’utilitarisme dans sa version dominante : introduire une contrainte d’ordre idéaliste.

Maximiser l’utilité ou le profit, mais sous contrainte d’idéal

Petite philosophie de l’ingénieur

Extrait de la 4e de couverture :

À travers un cheminement historique qui porte un éclairage nouveau sur l’action des ingénieurs, leur rapport à la science et là l’éthique, ce livre propose d’inscrire l’ingénierie dans une pensée écologique.

Comme je suis ingénieur et que je me suis longtemps revendiqué d’être un expert en génie logiciel — software engineering — ce livre m’a intéressé, même s’il n’aborde pas directement l’ingénierie du logiciel.

Inscrire l’ingénierie dans une pensée écologique — en fait c’est juste le souhait des auteurs en conclusion, plus qu’une véritable proposition — cela fait partie des préoccupations de l'agilité radicale.

La tyrannie du mérite

Extrait de la 4e de couverture :

Face aux écueils d’une méritocratie qui engendre excès d’orgueil et humiliation, Michael J. Sandel rappelle qu’il est plus que jamais nécessaire de revoir notre position vis-à-vis du succès de l’échec, en prenant davantage en compte la part de chance qui intervient dans toutes les affaires humaines et en prônant une éthique de l’humilité plus favorable au bien commun.

Je ne vais pas divulgâcher le contenu avant le klub de ce soir.

C’est un klub de lecture en ligne, auquel tout le monde peut participer : https://www.meetup.com/fr-FR/Agile-Toulouse/events/277730781/


  1. en français : le maximum d’effet pour le minimum d’effort ↩︎

  2. Cela nous avait conduit à écrire l’essai : L’agilité, extension du domaine du don↩︎

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