Story Dojo

Un atelier pour apprendre à faire pousser, en équipe, de belles stories

J’avais entendu parler du PODojo, atelier destiné aux Product Owners pour s’améliorer par la pratique. Le PODojo est au PO ce que les coding dojos sont aux développeurs. Il s’en était déroulé quelques uns lors des conférences agiles l’an dernier.

Lors d’une formation PO que nous animions ensemble, Alexandre Boutin m’a proposé d’inclure un PODojo. Les 16 participants ont travaillé en 3 groupes, tous sur la même story. Je ne rentre pas dans les détails mais cela s’est très bien passé. L’objectif d’apprendre ensemble de nouvelles pratiques de PO a été atteint.

Alexandre vient de lancer le premier PODojo sur Grenoble. A Toulouse, nous avions lancé le cercle des PO en 2012, qui a amené quelques rencontres intéressantes et que je vais proposer de réactiver avec un PODojo.

En attendant, j’ai utilisé une variation de cet atelier avec une équipe. Il s’agit d’entraîner les membres de l’équipe, y compris le PO bien entendu, à cultiver une story (dans le cadre de la culture du backlog). Cela permet à l’équipe de définir le niveau qui lui convient pour décrire les stories, et ainsi de préparer la façon dont les revues de backlog se dérouleront et le contenu de la définition de prêt.

Il ne s’agit pas d’un PODojo, puisqu’il n’est pas destiné qu’à des PO, mais à une équipe. L’appeler PODojo contribuerait à conforter l’idée que c’est le PO qui se charge -seul- des stories, qui les écrit. Or ce n’est pas du tout le message que je veux faire passer. En effet, une story :

  • n’est pas le résultat du travail du PO, consistant en une entrée pour l’équipe qui la développe, mais quelque chose qui est élaboré ensemble,
  • se cultive par une conversation, en s’appuyant éventuellement sur de l’écrit (plutôt que le contraire).

C’est pourquoi l’atelier ne s’appelle pas PODojo, pas non plus StoryWriting Dojo.

C’est Story Dojo. Un atelier pour apprendre à faire pousser, en équipe, de belles stories.

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